Bordeaux : un toit pour toutes et tous !

Depuis le début de l’été, une vague d’expulsion de logements réquisitionnés sur la métropole bordelaise est organisée par la nouvelle Préfète de Gironde, Mme Buccio. Sous une chaleur écrasante depuis le milieu du mois de juin, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants vivent et dorment dans les rues de Bordeaux et de sa banlieue.

Après plusieurs semaines maintenant, 25 squats ont été évacués, mettant à la rue presque 1200 personnes à Bordeaux et ses alentours. Demandeur.se.s d’asile ou sans papiers sans solution de relogement conséquente de la part des institutions, c’est dans la Bourse du Travail ou sous la Flèche de Saint-Michel que dorment actuellement une quarantaine de personnes depuis quelques jours.

En ce milieu de mois de juillet, le tourisme bat son plein dans la capitale française du vin et les solutions de logement pour les voyageurs ne manquent pas, les infrastructures d’accueil et politiques d’attractivité foisonnant à Bordeaux. Dans le même temps, les collectivités (mairies, département, …) sont absentes de toute aide aux personnes sans domicile fixe dans cette période estivale. Pourtant, ces collectivités ont le pouvoir de réquisition de bâtiments : par manque de volonté politique, l’accès à un logement et à l’eau n’est pas assuré pour plus d’un millier de personnes. A titre indicatif, plusieurs milliers de logements sont vides sur la métropole bordelaise.

Le 11 juillet, notre député Loïc Prud’homme était à Saint-Médard-en-Jalles sur le site de la Zone du Dehors pour interroger le cabinet de la Préfecture sur les conditions d’évacuation et de relogement des personnes expulsées du lieu investi. Aucune solution pérenne et à la hauteur n’a été envisagé pour elles par les services de l’État en Gironde, comme toujours.

Nous devons en finir avec ce cynisme et ces traitements dégradants. La criminalisation des individus en raison de leur situation administrative ne peut plus continuer : les lois existantes sur l’entrée et le séjour des personnes sans papiers ou en demande d’asile ne sont pas respectées par l’État ! La France est censée assurer un accueil inconditionnel de toute personne sur son territoire : elle déroge aujourd’hui au respect des droits humains fondamentaux.

Au total, la métropole compte 130 squats et plus de 2000 personnes occupantes ces lieux de vie éphémères. Les insoumis.es de Gironde souhaitent apporter leur soutien à tou.te.s les personnes expulsées par la Préfecture et dénoncent une politique autoritaire et inhumaine de l’État français. Toute aide est la bienvenue (nourriture, produits d’hygiène, matériel de couchage, présence physique) à la Bourse du Travail et l’Athénée Libertaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.